Projet immersion

L'apprentissage du néerlandais par immersion.

Nous vivons dans un pays officiellement trilingue, la société actuelle devient de plus en plus multilingue. Par conséquent, il nous semble important de s'interroger sur la meilleure façon d'enseigner une langue étrangère en milieu scolaire afin de fournir à nos enfants un "bagage linguistique" adéquat qui leur permettra de s'insérer au mieux dans la société. La connaissance du néerlandais est quasi indispensable pour trouver un emploi à Bruxelles.

Le gouvernement de la Communauté française a permis la mise en place d'un programme d'immersion, c'est-à-dire que l'on n’apprend plus le néerlandais mais qu'on apprend en néerlandais.  Il est toutefois important de rappeler ici que l'objectif des programmes d'immersion n'est pas de transformer nos élèves francophones en des monolingues néerlandophones mais bien de leur permettre de se "débrouiller" dans la vie de tous les jours en néerlandais (bilinguisme fonctionnel).

 

Nous allons essayer de répondre aux différentes questions que vous vous posez.

 

Pourquoi choisir ce mode d'enseignement ?

Parce que nous pensons que ce mode d'enseignement en "immersion", offre l'immense avantage de permettre à un enfant, de maîtriser de manière solide et spontanée le néerlandais qui sa vie durant lui servira tant sur le plan professionnel que d'ouverture à une autre culture de notre pays (si proche géographiquement de la nôtre).

Les études menées sur le terrain nous révèlent que le meilleur âge pour apprendre une seconde langue se situe vers 4-5 ans.  A cet âge, l'enfant est confronté à peu de contraintes. En 3ème maternelle, l’enfant joue, chante, vit la langue, et développe ainsi ses aptitudes à la communication. Le jeu, en effet, donne lieu à la parole. 

Il est également plus sensible à l'acquisition des sons.  

Nous a-t-on vraiment appris le français ? Non, nous l'avons d'abord entendu et ensuite, par imitation, nous avons commencé à le parler de façon naturelle, sans apprendre ces fameuses listes de vocabulaire. En l'utilisant et en le pratiquant, notre vocabulaire s'est, petit à petit, étendu. 

L'avantage de ce système d'apprentissage est qu'il fait d'une pierre deux coups.  Nos élèves apprennent à la fois les matières de base et le néerlandais, sans allonger le programme de cours et sans les déraciner de leur village et amis. Certains parents conduisent leur(s) enfant(s) dans une école néerlandophone, ce système permet d'éviter une perte de temps, d'argent et d'énergie et donc de démocratiser cet enseignement.

 

Sur le terrain, comment cela se passe-t-il ?

De la 3ème maternelle à la deuxième primaire, les cours se donnent à 75 % en néerlandais, le reste en français.  Les cours philosophiques et d'éducation physique sont donnés obligatoirement en langue maternelle.

Une exposition plus intense au néerlandais semble augmenter l'étendue des compétences orales dans cette langue sans pour autant perturber ni ralentir le développement des compétences orales dans la langue maternelle.

Ensuite, la proportion est revue : 50/50 en 3è et 4è primaires. La langue maternelle reprend la plus grande part au dernier cycle primaire (75 %) afin de préparer au mieux nos élèves pour l'examen cantonal.

Le néerlandais est dispensé par un(e) enseignant(e) néerlandophone d'origine.  Les cours en français continuent d'être enseignés par une de nos enseignantes.

 

Nos enfants maîtriseront-ils toujours bien le français ?

Les différentes études réalisées jusqu'à ce jour, nous révèlent

-         qu'aucun retard n'a été constaté dans la maîtrise de la langue maternelle.

-         que la majorité des enfants en immersion réussissent aussi bien si pas mieux l'examen cantonal en fin de 6ème primaire.

-         que les effets de l'apprentissage précoce sont positifs du point de vue de tolérance et de l’ouverture de l'enfant.

N'oublions pas que le français reste l'outil de communication au sein de la famille et de l’environnement proche de l’enfant.

 

Peut-on inscrire tous les enfants ?

L'inscription d'un enfant doit faire l'objet d'un choix et ne pas être imposé.

Certains enfants risquent de ne pas s'adapter à ce système. Ne vaut-il pas  mieux alors, être un monolingue heureux qu'un bilingue malheureux ?

C'est sûr que certains élèves vont rencontrer les mêmes difficultés que nos  élèves actuels (Ex.: dyslexie, ...). L'immersion n'est pas un remède miracle à tous les problèmes !! Il ne faut pas se leurrer. Il ne suffit pas d'inscrire son enfant, dans une classe d'immersion, pour que d'un coup de baguette magique, il devienne un parfait bilingue après 7 ans. 

Le français doit rester l'outil de communication privilégié  du milieu familial afin qu'il puisse continuer à y développer son vocabulaire.  Cela nous semble important à la réussite d'un tel apprentissage.

Il faut également savoir qu'actuellement aucune structure n'est mise en place pour le recrutement des enseignant(e)s et qu'en cas de maladie de courte durée, nous devrions, peut-être, faire appel à un(e) enseignant(e) francophone pour assurer le remplacement.

Pour respecter le choix de chaque famille, l'enseignement traditionnel reste bien entendu assuré dans nos deux implantations.

Ainsi chaque parent pourra choisir la méthode d'enseignement la plus adéquate pour son enfant.

 

Quand un enfant s’inscrit en immersion, il est bien évident que c’est pour toute une année scolaire. Aucun changement n’aura lieu après le 20 septembre de l’année en cours.